Prévalence des animaux de compagnie au Luxembourg et leur impact sur la présence d’allergènes dans une école secondaire au Luxembourg
L#39;exposition aux allergènes drsquo;animaux est le facteur de risque le plus important pour la sensibilisation et pour le développement des troubles allergiques tels que l#39;asthme, la dermatite atopique et la rhinite. Contrairement aux idées reçues, ce ne sont pas les poils drsquo;animaux qui sont responsables de lrsquo;allergie, mais des molécules présentes dans lrsquo;urine, la salive et autres sécrétions des animaux, et qui seront transportées par les poils ou les squames. Les allergènes d#39;animaux, qui causent la plupart des allergies, proviennent, outre des acariens et des blattes, des mammifères, qui sont généralement gardés comme animaux de compagnie ou comme animaux drsquo;élevage. Mais l#39;exposition à ces pneumallergènes ne se limite pas au contact direct avec les animaux. Les caractéristiques aérodynamiques de ces molécules leur permettent de se propager facilement dans l#39;air et drsquo;être transportés par les vêtements et les cheveux vers des milieux où ces animaux sont absents p.ex. les écoles. Le premier but de ce travail de candidature était de déterminer à lrsquo;aide drsquo;un questionnaire la prévalence des animaux domestiques pour les élèves de lycée. En total, 66 % 1108 des élèves possèdent un animal de compagnie. À titre comparatif, en Allemagne, 57 % des familles avec enfants possèdent un animal de compagnie 38 % des foyers en général. La prévalence des chiens au Luxembourg 36 % est plus élevée que la moyenne européenne 29 %, mais comparable à celle des États-Unis 37 %. Le nombre de foyers luxembourgeois possédant au moins un chat 31 % est inférieur à la moyenne européenne 35 %. Les petits mammifères, comme les lapins, cobayes, souris, rats, hamsters, sont nettement plus populaires au Luxembourg 23 % qursquo;en général en Europe 11 % ou aux États-Unis 4 %. Ensuite, sur base de ces données, le deuxième objectif de ce travail de candidature a été de quantifier les allergènes majeurs de différentes espèces animales chat, chien, lapin et cochon drsquo;Inde dans des échantillons de poussières ramassés à lrsquo;aide drsquo;un chiffon électrostatique, dans 62 salles de classe et 41 domiciles drsquo;élèves avec ou sans animal. Les tests ELISA ont été utilisés pour la quantification des allergènes. En général, les allergènes du chien Can f 1 et du chat Fel d 1 étaient les allergènes prédominants dans les salles de classe du Lycée classique de Diekirch Can f 1 : 42 % et Fel d 1 : 65 %, mais aussi dans les domiciles des élèves. Cette étude a en outre permis de détecter pour la première fois lrsquo;allergène du lapin Ory c 3 dans un bâtiment public dans 6,5% des salles de classe. Lrsquo;allergène du cochon drsquo;Inde Cav p 2 a été détecté uniquement dans le domicile drsquo;un élève, mais jamais dans les salles de classe. Il faut cependant remarquer que toutes les quantités drsquo;allergènes mesurées sont des résultats influencés par de nombreux facteurs p.ex. le va-et-vient des élèves